Nous allons toucher le fond...
Après deux corridas à Béziers j’ai abdiqué, je ne suis plus allé aux arènes pour ne plus cautionner « la nullité ».
Comment décrire mon ras le bol après ces deux corridas de la feria 2009 de Béziers ? Je crois que le 13 août avec la corrida de Santiago Domecq, nous avons touché le fond. Le fond de la misère au niveau du bétail, le fond de la médiocrité des figuras qui osent se présenter devant de tels toros, et enfin le fond de la pingrerie de l’empresa qui ose nous présenter une telle corrida.
Quand à nous , aficionados biterrois comme le dit un bon ami, nous sommes « les rois des cocus », parce que nous allons aux arènes pour s’infliger ce genre de spectacle et en plus on paye. Je ne m’aventurerai pas à décrire, à donner mon avis sur cette corrida du 13 août car ce genre de spectacle sonne le glas de notre passion. Si ce genre de corrida continue à se monter nous n’aurons plus aucun argument à avancer contre les « anti-taurins », ils auront raison sur toute la ligne et nous n’aurons plus qu’à nous taire et à supporter leur mépris.
Le deuxième jour de la feria, la corrida 100% française était programmée. Du mano a mano tant attendu… rien. Quand nous avions au rugby, un Béziers/Narbonne, cela commençait … ou finissait à la « bombarde ». Là, le derby annoncé entre Béziers (Castella) et Arles (Juan Bautista) … Rien. Même pas un quite de morpion, histoire de faire monter la pression. Tout cela ressemblait à un petit match amical, arbitré par les toros de Margé.
Toute la corrida semblait cadrée d’avance. Ca puait l’arrangement d’avant match. L’apothéose finale semblait organisée d’avance. Tout était prévu. Même le type qui devait porter le mayoral « a hombros » était prévu. Cette vuelta finale était pathétique…
« Les cons ça osent tout c’est du reste à cela qu’on les reconnaît (audiard) ».
A l’heure où j’écris ce post les triomphateurs de la feria de Béziers 2009 n’ont pas encore étaient désignés. J’en appelle à l’intelligensia taurine biterroise, et autres « prébandeurs » de callejon : « faites très attention à ce que vous allez faire sous peine de disparition totale de l’aficion biterroise par votre doucereuse complaisance ».
Salutations d’aficionados
B D A